La liste des espèces domestiques est modulable selon les critères adoptés. On observe pour la plupart des espèces domestiques la possibilité de s’affranchir de la tutelle de l’homme, c’est-à-dire de reformer des populations vivant à l’état sauvage. Les lourds landiers, qui allèrent remplacer dans le foyer les pierres glissées sous les bûches (Pesquidoux, Livre raison, 1928, p. 160). Le marronnage semble montrer que la domestication d’une espèce n’est pas définitive ni irréversible. Ôter la cendre du foyer. Le lien de certaines espèces avec l'être humain peut tendre vers le mutualisme lorsque celles-ci sont non seulement tolérées mais considérées comme utiles en tant que prédateurs d'insectes ou rongeurs nuisibles. En aquaculture, les espèces de poissons peuvent être élevées sans domestication, soit du fait d'un mode d'élevage extensif laissant peu de prise au contrôle de la reproduction et à la sélection, soit par la limitation de l'élevage au grossissement après capture des juvéniles dans le milieu naturel, ce qui est le cas de l'anguille. Ce changement aura mené par la suite, environ 4000 à 5 000 ans plus tard, aux premières villes et à l'apparition de véritables civilisations. Les truites issues d’élevage relâchées en rivières, quoique biologiquement et techniquement plus domestiques, relèvent dans cette situation de la faune sauvage. C'est dans cette situation que le contrôle et la sélection peuvent être les plus forts, permettant une transformation plus rapide des espèces élevées. D'autre-part, les variétés peu sélectionnées ou dites rustiques sont reconnues non seulement en tant que ressources génétiques potentielles, mais aussi pour leur adaptation à certains modes ou systèmes d'élevage de type extensif. Après les plantes annuelles, des pluriannuelles et des arbrisseaux et arbustes ont commencé à être domestiqués, parmi lesquels la vigne, le pommier et l'olivier. Un élevage de type extensif n’exclut pourtant pas un contact très proche de l’éleveur avec les animaux, notamment dans les systèmes d’élevage traditionnels, non plus qu’une sélection réfléchie et stricte. Le combat d’animaux est une activité très ancienne et toujours vivace, qui engendre un élevage spécialisé. Une fenêtre (pop-into) d'information (contenu principal de Sensagent) est invoquée un double-clic sur n'importe quel mot de votre page web. La loutre et le grand cormoran ont été employés comme auxiliaires de pêche ; les faucons et de nombreuses espèces de rapaces sont dressées à la chasse, la fauconnerie étant une tradition toujours bien vivante. D'après Buffon, la sarcelle était élevée pour sa viande par les Romains[41], tandis que le colvert n'a été domestiqué qu'au cours du Moyen Âge. 2. Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». Enfin l'élevage a pu simplement commencer avec des animaux capturés puis élevés en stricte captivité. Le terme « domestication » est utilisé par extension aux techniques et aux objets mis au service des besoins humains (domestication d'un fleuve, d'une énergie, etc.). Lorsque cette action est orientée vers la production, les anglo-saxons emploient le terme de game ranching qui peut être traduit comme élevage extensif, en milieu naturel, d’espèces sauvages ou de gibier. The origin of the domestic pig: independent domestication and subsequent introgression. Cette évolution consiste en premier lieu en un caractère moins farouche, à une tolérance voire une familiarité plus facile à l'égard des humains et à l'atténuation des comportements potentiellement dangereux à leur égard. Elle vise à faire en sorte que ces ressources aquatiques fournissent le maximum d’avantages durables et que la base de la ressource soit maintenue, en mer comme dans les eaux continentales. Le commensalisme est une forme d’interaction entre deux espèces. La domesticationest cette transformation qui … Ils apportent souvent un soutien affectif, psychologique, voire physique en aidant à la mobilité personnelle et au transport[50]. Plusieurs espèces animales sont commensales de l’homme en ce qu’elles vivent en fonction de son activité, quoique sans être directement contrôlées par lui. L'exploitation d'une espèce à l'état sauvage, comme c'est le cas des cerfs, plutôt que son élevage plus étroitement contrôlé paraît relever de systèmes voire de choix qui comportent des dimensions techniques, biologiques, mais aussi historiques, sociales et culturelles[56]. Elle se traduit par une modification plus ou moins profonde du patrimoine génétique de l'espèce, voire la formation … Ses facteurs importants sont les prédispositions de cette espèce, les pratiques des éleveurs ou proto-éleveurs sur de longues périodes qui opèrent une sélection consciente ou non et les échanges d'animaux qui permettent aux lignées les plus domestiquées de se diffuser. Le commensalisme concerne également des animaux plus gros, éliminant les déchets voire les charognes jusqu'en ville (vautour fauve, vautour noir en Afrique et en Amérique du Sud, chien paria en Orient[9]) et de nouvelles espèces se sont adaptées aux villes comme la mouette rieuse ou le renard roux, notamment en Angleterre. Les espèces les plus courantes sont les coqs, le poisson combattant, les chiens, les vaches et taureaux, et même un grillon (Acheta domestica) en Chine[9]. Pourtant, le processus de domestication implique l'élevage de lignées d'animaux sur de nombreuses générations, ce qui n'est pas le cas si le recrutement se fait en permanence par prélèvement d'animaux sauvages. La domestication (du latin domus, « maison ») est l'action que l'homme exerce sur des animaux ou des végétaux, ne serait-ce qu'en les élevant ou en les cultivant. Une expérience menée en Russie sur une période de 50 ans a consisté à sélectionner des renards sur des critères comportementaux. La territorialité a pu être déterminante pour certaines espèces (dans l'exemple du chat): le fait que certains individus d'espèces différentes se côtoient de manière répétées dans le temps a favorisé l'apprivoisement qui a pu déboucher sur la domestication. Ex : carotte en Afghanistan, Blé au proche Orient, Riz et pêche en Chine. Mais cette domestication est selon lui physique et pour s'en libérer le corps physique doit subir une mutation physique. On interprète également les transformations de la domestication avec la notion de néoténie, selon laquelle des caractères morphologiques comme les oreilles pendantes ou comportementaux comme l'attachement, à l'origine propres aux stades juvéniles, se prolongent à l'état adulte[10]. Les cas de relation particulière interspécifique commencent à être documentés (lionne solitaire adoptant un bébé oryx, étalon solitaire cohabitant avec un chevreuil...), tendant à montrer que la domestication n'est peut être qu'un cas particulièrement développé par la culture humaine de processus éthologiques exceptionnels existants.